
Un an donc.
Retour à la case arrivée plutôt que départ, en quelques sortes.
Où aurions-nous pu être ailleurs aujourd'hui qu'à Madrid?
J'ai cherché votre présence toute la journée, sans vraiment vous trouver.
Pourtant l'olivier planté pour vous dans le jardin du terminal 2 est majestueux, et vos noms réunis pour toujours à son pied sur la plaque ;
Pourtant l'Ave Maria était beau ;
Pourtant la plaque à l'intérieur du T2 rappelle que vous partiez heureux en vacances aux Iles Canaries.
Un instant, j'ai pensé, en arrivant au bord du ruisseau que ce cours d'eau improbable sur le plateau aride de l'aéroport de Barajas était "digne" de vous accueillir : comme un morceau d'espoir dans un désert.
Nous sommes restés longtemps en cet endroit terrible, abasourdis : trop de chaleur et de soleil, d'émotion et de peines, de silence et de cris étouffés ou disparus. C'était tellement difficile d'imaginer l'horreur. A vrai dire, je n'ai pas réussi. Ou je n'ai pas eu envie d'essayer même de le faire vraiment.
Et je vous ai cherché en vain dans le ciel, dans le ruisseau, et quelques papillons blancs m'ont dit que je ne vous trouverai pas ici.Sur la stèle dressée à votre mémoire est écrit en grosses lettres "en otro lugar... siempre en nuestros corazones" Je préfère vous savoir loin de cet endroit, plus près de nous, au chaud dans nos coeurs.
A tous ceux qui se sont manifestés à Patrick, Claudette ou moi directement ces derniers jours, à tous ceux qui ne l'ont pas fait et qui ont pourtant pensé si fort à eux aujourd'hui, à Olivier et Béné qui nous ont accompagnés, j'adresse un merci du fond du coeur.
J'espère que vous les avez trouvés un peu en cette difficile journée.
7 commentaires:
Bonjour Magali,
je me demandais si tu allais poster un message, je n'osais pas le faire moi meme, de peur de ne pas trouver les mots justes.
Merci pour ton message.
En ce qui me concerne, j'ai été les voir hier, me recueillir quelques instants auprès d'eux...
Shéra
Merci pour ce récit.
Nous avons nombreux à penser à eux.
Bonjour à tous,
J'aurais voulu aller les voir un peu , jeudi, mais j'étais sur la route du retour en Espagne justement...Est-ce un hasard ou non, ce jour là en rangeant mes affaires je suis tombé sur un petit message que Pierrick m'avait écrit il y a 8 ans... J'ai pensé fort à vous et me sui dit qu'il y a encore un an ovus étiez heureux de partir en vacances...
I miss you so...
Sandra
Longuement j'ai pensé à vous durant la semaine dernière où chaque jour sonnait comme un compte à rebours. Jeudi, j'étais sans doute un peu ailleurs, près de vous. Je constate que je n'étais pas seul, nous étions tous autour de vous. Mille baisers, thomas.
Une année s'est écoulée...
Parfois voire souvent l'absence est un fardeau difficile à porter
Il n'y a pas un jour où je ne pense à vous.
Bien sûr les souvenirs, les photos, les mots sont là mais pas vous...
Nous avions encore tant de choses à vivre , à partager.
Il y a tant de choses que j'aurai voulu te dire des choses que tu savais mais jamais dites franchement par pudeur.
Un jour tu m'as écrit"Je ne dis pas aux gens que je les aime même s'ils ont besoin de l'entendre (même si tu n'es pas les gens)
J'avais compris le message... cette phrase est gravée en moi.
Depuis 1 an moi j'ai pris le parti de dire aux gens combien ils sont importants( tu me connais c'est pas une mince affaire )
Aujourd'hui même si je reste intimement convaincue que tu le savais je te le dis je t'aime...
A toi mon petit coeur de belin , j ai su dire combien je t'aimais.
Que ne donnerai je pas pour revoir une énième fois Némo, entendre a nouveau Tarole, voir ta moue agréable au réveil ( je me demande d'ailleurs de qui tu tenais cette amabilité au réveil....)
J'ai parfois l'impression que vous êtes là tout près de moi que tu continues Pierro à me dire que là je vais faire une boulette... j'aime le croire en tout cas
Je vous aime
Vous me manquez tant
Pour moi, c'est tout le contraire de Carole.
Peut-être qu'aux "gens", tu ne disais pas que tu les aimais mais moi, c'est beaucoup ton amour qui me manque car tu savais que j'avais besoin de l'entendre. Tes "Je t'aime ma petite maman chérie" quand tu me prenais dans tes bras, je ne les oublierai jamais. Comment ne pas oublier ta tendresse envers moi? Ton amour et celui de mon petit bonhomme me laissent un vide inimaginable.
Je vous aime tant.
Il y a quelques jours je suis passée voir ta maman... ça faisait longtemps que je ne l'avais pas vue.
Ensemble nous sommes allés chez ton grand père où tes affaires sont stockées . Sensations étranges, une certaine douleur, un manque l'absence mais aussi bizarrement en regardant ces vetements ces objets la sensation de te sentir de vous sentir près de moi...
J'ai donc pris quelques affaires t'appartenant notamment un survet dont je disais quand tu le mettais "t as mis ton pyjama" et bien en rentrant à la maison je l'ai mis ce survet le cœur gros mais à la fois réchauffée par cet odeur de lessive, ton odeur de lessive .
Parmi les t shirts que j'ai pris je pense que j en enverrai un à notre petite patate Léa qui aimait tant son Toutoute....
Merci Claudette...ces vetements ces objets ont une importance capitale
Vous me manquez tant
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