
Le soir, quand le soleil est couché depuis longtemps, j'ai remarqué un drôle de phénomène : sur l'A4, direction Paris -Province, il y a toujours une C3 grise qui s'en va.
Chaque nuit, quand je rentre chez moi, il y a toujours une C3 grise qui file. Je l'imagine aller à Lognes, sortir au Leroy Merlin et se diriger jusqu'à la rue de la tour d'Auvergne.
Cette exode des C3 vers l'est parisien a toujours entraîner des sentiments contradictoires en moi. Espoir (c'est peut-être eux encore?), nostalgie (non, bien sur que non...), colère (p... pourquoi ce n'est pas eux, dégage, voiture de m...), tristesse (ils me manquent), amusement (t'es vraiment dingue ma pauv' fille!)
J'aimerai écrire que c'est l'amusement qui a pris le dessus, et bien sur, je ne peux pas. Parce que la vérité, c'est que selon les humeurs (et le degré d'alcool je l'avoue), je ne contrôle absolument rien de ses sentiments. Ils me submergent entièrement.
Et aussi, je crois que cette transhumance m'est devenue familière, qu'elle fait partie du chemin pour rentrer chez moi...
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